Esclavage

Les cycles de l’histoire du Brésil (commerce du bois, commerce du sucre, commerce de l’or, commerce du café, commerce du caoutchouc) ont permis une prospérité constantes pour le pays sur 5 siècles et ont servi de prétexte pour l’utilisation de main d’oeuvre via l’esclavage des indiens puis la traite d’africains vers le Brésil. Interdit en 1808 par les américains, l’esclavagisme a duré de 1550 à 1850 au Brésil, ce qui représente un volume de 4 millions d’esclaves. Les anglais ont forcés les brésiliens a stoppé l’esclavagisme en échange de la reconnaissance de l’indépendance du Brésil. L’abolition a réellement eu lieu en 1888.

L’esclavage n’a pas été plus doux qu’ailleurs. Il reste une succession de traumatismes violents, du déracinement, au voyage lui même (50% de mort durant le voyage) jusqu’à l’installation au Brésil. Le droit interdit de tuer son esclave ou de le châtrer (contrairement au droit romain). Après une révolte, il est interdit plus de 200 coup de fouets. Des situations incroyables peuvent apparaître : un affranchi, fils d’un maître et d’une esclave, hérite de son père à la suite de son décès et garde sa mère en esclavage.

Durant la période de l’esclavage, les récits des étrangers sont les seuls écrits qui mentionnent l’existence de la capoeira.

Le personnage de la capoeira le plus marquant de cette époque est le chef du Quilombo dos Palmares, Zumbi qui symbolise la liberté et la rébellion. Si son histoire est entouré de flou historique, l’existence des quilombos (colonies d’hommes libres) est confirmé par le grand nombre d’expéditions menées par les portugais pour les chasser au XVIème siècle.

La capoeira aurait évolué dans ce contexte en tant que résistance au système esclavagiste : les premiers capoeiristes étaient des esclaves qui déguisaient leur entrainement au combat sous forme d’un jeu mêlant danse et musique, ainsi serait né « l’essence » de la capoeira : un mélange de combat déguisé, de danse, et de musique.

  • Site web : Capoeira Info
  • Magazine : numéro « l’Histoire » spécial Brésil
  • Livres : Quilombos dos palmares, Gérard Police